RĖVE ( E)VOLUTION DES COMPORTEMENTS
Monsieur de Villepin prédit un risque de révolution étape suprême du mécontentement des citoyens qui se trouvent pour une majorité victime expiatoire de la crise financière. Par le lien évident qui existe entre la finance et la productivité, les travailleurs paient les abus d' actionnaires toujours plus cupides, de boursicoteurs plaçant leurs capitaux sur du vent au détriment d'investissements favorisant l'outil de production. La dette enfle, le chômage va croissant, les nouveaux pauvres sont des salariés, et les nouveaux riches les responsables de la débâcle. Nous avions à une époque un secteur qui était rentable et qui l'est toujours pour des grands groupes, j'ai dit: les autoroutes. Qui est le talentueux qui a privatisé ce secteur financé par les deniers publics? Celui-la même qui critique le gouvernement et qui compte bien, si l'opportunité se fait sentir, se présenter en 2012. En écoutant tous les penseurs politiques prétendant agir pour panser cette plaie qui est la régression (mot obscène en 2008), je constate que leurs initiatives vont dans le même sens: toujours plus de contributions pour les appauvris moins de sanctions pour les enrichis.
Exemples. Les banques ont reçu de l'argent mais l'octroi de crédit aux entreprises en difficultés est quasiment nul. Pourtant un ministère a été créé. A qui profite l'argent débloqué? Par contre les PDG des dites banques, eux qui ont fait des placements hasardeux mettant leur établissement en péril voire en faillite, ont des retraites très confortables et des indemnités de départ d'un montant outrancier,basés sur aucune justification de bonne gestion. A moins que la règle de base du capitalisme en bourse soit celle des arbres fruitiers: plus on en fait tomber, plus on en ramasse.
Dans le passé, certaines entreprises ont reçu des subventions pour le maintien de l'emploi et aujourd'hui elles ferment faisant des milliers de chômeurs. Elles ont délocalisé pour être compétitives, mais dans certains secteurs, quelques-unes d'entre-elles se portent mal ( automobile, bâtiment). Pourquoi? Dans les pays choisis pour la délocalisation,, les gens n' achètent pas une voiture ou un appartement? Ils travaillent autant pour gagner moins. Nos talentueux économistes ont vu le problème sous l'angle: faire fabriquer au moindre coût dans des pays où les travailleurs ne pourront pas acheter du fait de la misère de leurs salaires, et vendre dans des pays où les travailleurs qui avaient les moyens sont devenus grâce à eux chômeurs et ne peuvent plus acheter? On nous dit la main-d'œuvre est chère. J'ai pourtant connu, comme beaucoup d'autres, les « trente glorieuses », et les patrons, malgré la loi des 40 heures faisaient faire des heures sup' à 25 et 50%. Ils gagnaient de l'argent, les salariés aussi. Tous consommaient et l'industrie tournait. Les patrons, à l'époque étaient peut-être moins voraces ou peut-être plus patrons que financiers.
Pour atténuer le nombre de chômeurs, une solution n'a pas été envisagée à ce jour, mais elle pourrait être étudiée: remplacer dans la mesure du possible l'automatisme de certains postes de travail par des bras. Moins d'énergie utilisée, plus de travailleurs employés, donc des consommateurs en puissance. Pour les écolos, réduction d'énergie est synonyme d'arrêt possible de construction de centrales.
Un premier ministre femme a dit:" la bourse, j'en ai rien à cirer". Aujourd'hui, je me demande si elle n'était pas devine de ce qui nous arrive.
Les comportements à revoir ne sont pas que ceux des tenants de la finance. Ils touchent aussi les citoyens lambda comme moi, et les prétendues élites élues.
Tous, nous devons avoir présent à l'esprit qu'une réforme, ça se fait en faisant son devoir de citoyen et nous devons convaincre ceux qui ne le font pas, qu'ils doivent sacrifier un peu de temps pour aller voter, en leur expliquant qu' une voix dans l'urne a plus d'impact qu'une demi-journée à brailler dans la rue.
Nos"élites" élues doivent montrer l'exemple en prenant leurs responsabilités quand le choix d'un représentant à la tête de l'état dépend de leur choix parmi les postulants.
LIBERTE Inadmissible qu'un grand électeur ne se prononce pas lors du dépôt de candidatures à une présidentielle. Quand on prétend représenter une partie des citoyens, on n'a pas la liberté de s'abstenir mais l'obligation de se prononcer et de faire connaitre son choix à ceux qui l'ont élu?. S'abstenir, c'est avoir la frousse de ramasser une veste aux futures élections auxquelles on va postuler.
Cumuls des mandats. On nous serine avec la nécessité de cumuler les mandats pour pouvoir défendre les intérêts des citoyens. Députés-maires, Sénateurs maires, Présidents de comités d'agglomérations Présidents de conseils généraux, régionaux et autres fonctions lucratives qui font que ces gens réussissent à percevoir salaires et retraites de plusieurs milliers d'euros et d'avoir de bonnes excuses pour expliquer leur absence dans les différentes assemblées. Comme la raison affichée de leurs cumuls de mandats c'est de défendre l'intérêt de leurs concitoyens avant de défendre leur compte en banque,( ce qui est très louable de leur part et qui ne me viendrait pas à l'esprit de douter) pourquoi ne pas légiférer pour le cumul des mandats électifs en ne rémunérant que le plus lucratif ? Mais l'altruisme, ce n'est peut-être pas le genre de ceux qui se présentent pour nous représenter Pour moi, leur truc, c'est ma pomme d'abord, et la vôtre, s'il en reste. Chirac a dit: "manger des pommes". De Gaulle a dit:" les Français sont des veaux". Aujourd'hui, on peut dire: les Français sont des pommes; bouffez-les jusqu'aux trognons, et les veaux ont grandi, mais ils sont devenus bœufs et non taureaux. C'est toute la différence entre en avoir ou pas. On peut en avoir des petites fermes qui se tiennent à la branche comme les prunes en juin, ou des grosses molles comme des figues prêtent à tomber en septembre.
ÉGALITÉ.
Que ce soit dans le travail, dans les salaires, dans le logement, dans la justice, dans les retraites, aucune égalité. Je ne suis pas de ceux qui veulent un salaire égal pour tous, je suis pour un salaire proportionnel aux mérites. Je n'ai jamais jalousé le salaire d'un ingénieur en étant ouvrier qualifié. Je ne comprends pas qu'à qualification égale, un salarié du privé perçoivent moins qu'un employé du public et que sa couverture sociale, ainsi que sa retraite soient différentes. Pourquoi ne pas concevoir une retraite garantie par l'Etat pour tous en revoyant le système de cotisations, en réformant les caisses de retraites en " ministère des retraites ". Ce n'est pas par des défenses catégorielles que l'unité européenne se fera. L'unité ne se fera que par la solidarité. Je ne comprends pas qu'un PDG qui a eu le mérite de faire couler sa boite soit gratifié d'une indemnité de départ, de stock-options et d'une retraite en or et que les salariés qui au cours des ans ont participé à la pérennité de l'entreprise soient remerciés par un licenciement et un statut de chômeur à la clé. Quoi que! Si les indemnités de chômage étaient équivalentes à celles que se sont votés pour eux les parlementaires, ce serait moindre mal. Le plus extravagant, c'est de nous faire avaler que les délocalisations sont un mal nécessaire pour être compétitif. Analysons la situation. Les entreprises délocalisent à tout va. Le chômage croit et la vente décroit, surtout dans l'automobile. On crée des artifices pour relancer les ventes limitées dans le temps. Comme je l'ai écrit précédemment,les pays qui ont des salariés à tarifs réduits n'ont pas le potentiel d'acheteurs capables d'investir dans la propriété d'un véhicule ou d'un appartement. Il y a ceux qui ne peuvent pas et ceux qui pouvaient et qui ne peuvent plus. Nos grands patrons eux peuvent toujours, sans le moindre scrupule pour les petites entreprises sous-traitantes qu'ils mettent sur la paille. Avant et pendant les trente glorieuses les cadres ne s'associaient jamais au mouvement de grève des salariés. Aujourd'hui, avec la crise, ils font front commun. Les petits patrons feraient bien, eux aussi, de se ranger du côté des travailleurs, parce que leurs entreprises dépend de leur production qui est assurée par des bras.
Anecdote. (Vu à la télé). Le PDG de Peugeot, au cours d'une visite d'entreprise, est tout heureux de faire voir l'acquisition d'un nouveau robot de fabrication. Comme il a de l'humour, il dit à un délégué syndical présent:"celui-la, essayez de lui vendre une carte". Le délégué qui a de la répartie lui répond:"dès qu'il achète une voiture, je le fais". Et là se résume notre problème majeur. La modernité technologique poussée à l'extrême ne sert pas la société mais devient prédatrice de la société. Dans l'agriculture, le tracteur a remplacé le cheval. Maintenant on remplace le conducteur du tracteur par un ordinateur et un logiciel commandé par GPS. A quand le consommateur remplacé par une machine à mâcher? Pendant combien d'années va durer la disproportion entre bénéfices exponentiels acquis par le travail des machines qui entraine un chômage croissant? Ceux qui auront amassé des fortunes pourront toujours aller bronzer dans un paradis tropical ( ou pas assez pical) et laisser les autres sur la paille, mais existe- t-'il un endroit au monde où la sécurité est 100/100 assurée? Quand monsieur de Villepin parle d'un risque de Révolution, je pense comme lui parce que de «aux larmes citoyens miséreux», le L va sauter un jour. Il faut quand même espérer que les gouvernements vont un jour se mettre d'accord pour réguler la finance et se doter de moyens pour intervenir contre les spéculateurs boursiers.
Si aux animaux il manque la parole, aux hommes politiques, il leur manque de la tenir. Si nous sommes anxieux pour l'avenir c'est parce que nous refusons de voir nos responsabilités. Dire qu'avec des autres, ce sera pareil, c'est un prétexte pour ne pas prendre de décision. Pourquoi ne pas donner une chance aux autres? C'est portant simple!. Nous avons le choix entre le doute et la certitude En changeant nos têtes politiciennes, nous pouvons être déçus ou nous pouvons être entendus: c'est le doute. En continuant à croire le baratin des caciques, nous continuerons d'être cocus. C'est la certitude.
En 2007, j'ai été candidat à la candidature présidentielle. J'avais pris comme entité: "Président Dictateur Républicain". Que n'ai-je pas lu et entendu. Aujourd'hui, quand je relis mon programme, je me dis que ceux qui avaient pris connaissance de mes propositions doivent reconnaître que je suis certainement plus républicain et proche des gens que notre Président. Entre dictature et monarchie, quel est le pire des maux. Je constate que le mécontentement va en amplifiant, à quand la colère incontrôlable ?
Je conclus en espérant que ceux qui prennent connaissance de ces lignes les fassent connaitre à d'autres personnes et que tous vous ayez présent à l'esprit que dans les actes de la vie, rien n'est fatal, tout est mérité. En politique faire un mauvais choix est excusable, ne pas choisir est impardonnable.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander