Vendredi 25 avril 2008
L'émission "C' dans l'air" a récemment débattu sur l'emploi et entre autre, sur la réforme des indemnités versées aux
salariés privés d'emploi. Comme dans beaucoup d'émissions de ce genre, la quasi totalité des intervenants ne sont pas concernés. A l'exception du représentant du syndicats des chômeurs, les autres
ont une position bien assise et leurs chiffres ne correspondent en rien à une réalité.Au fil de la discussion, j'apprends qu'on a offert un poste de carrossier à un ingénieur en informatique. Je ne
vous raconte pas le niveau de bon sens de cet employé de l'ANPE. Cette réforme prévoit que la victime d'une délocalisation par exemple, c'est à dire un travailleur, devra accepter , après deux
offres, un emploi jugé acceptable et distant de 200 Km de son domicile ( aller et retour). En cas de refus, abaissement des indemnités et voire suppression pure et simple. Si les offres sont faites
par un personnel aussi talentueux que celui qui s'est occupé de l'ingénieur en informatique, les chômeurs peuvent se faire du mouron. Il est facile pour un ministre du travail de proposer d'aller
travailler à 200 Km quand soit même, on dispose d'une voiture de fonction et d'un chauffeur. Il est fort aise de réduire la durée des indemnités chômage quand les députés se sont voté une loi pour
bénéficier de 60 mois de garantie d'émoluments ( dans les 5200 euros) en cas de non réélection et une rente à vie égale à 20% de leur traitement.( environ 1300 ) En parallèle, aucune réforme pour
faire stopper les délocalisations qui sont en grandes parties pourvoyeuses de chômeurs. Un argument qui est ressorti à chaque intervention concernant le chômage, c'est que des offres sont proposées
et qu'elles ne trouvent pas preneurs. Manque de qualification ou salaire ridicule? Pour les retraites, ont nous parle que l'âge pour l'obtenir est tributaire de la pénibilité. Exemple, un
conducteur de TGV, 25 heures par semaine peut prétendre à une retraite à 55 ans. (pénible d'être toujours sur des rails) Un chauffeur routier, lui, a sa retraite à 60 ans. Il fait
bien souvent plus de 35 heures, ne rentre pas toujours à la maison le soir ou le week-end, mais n'a-t-il pas la joie de découvrir nos beaux paysages de France ou d'ailleurs. Sur ce genre de
fumisterie, politiques et députés devraient se pencher. Les deux sont qualifiés, leurs salaires sont-ils, comparativement proportionnels à la pénibilité? J'en doute, et le problème est le même pour
les emplois non pourvus. Je pense qu'on ne pourra pas s'en sortir tant que l'hypocrisie sera la règle de base de tous les négociateurs et prétendus experts en conseils aux autres. Si offrir
des emplois précaires ou à mi-temps pour créer des nouveaux pauvres est la seule solution envisagée, je supprime tous les chômeurs en un tour de main. Démonstration. 4 millions de chômeurs. 4
millions de travailleurs à plein temps. Je les licencie ces travailleurs. Je les rembauche à mi-temps et je fais travailler les chômeurs. Ca nous fait 8 millions de personnes en activité.
mais sans pouvoir d'achat ( à moins que notre Président y pourvoit) donc pas en mesure de relancer la consommation Mais tous compte fait, travailler à mi-temps avec un salaire
décent n'est pas plus utopique que des verser des émoluments à des élus qui cumulent les mandats électifs, en étant maires, présidents de communautés etc. Il suffit de voir les
présences au Sénat et à l'assemblée pour se rendre compte qu'une présence n'implique pas le salaire. Mais peut-on dire qu'ils travaillent ces budgétivores? Mon opinion, si peu intéressante qu'elle
soit :c'est que le mécontentement va aller crescendo et la fin de l'histoire risque d'être calamiteuse.